Estonie
Capitale: Tallinn
Population : 1,34 million - (Eurostat - 2006)
Superficie : 43 698 km² - (Eurostat)
PIB : 9,8 % - (Eurostat - 2005)
Monnaie : Couronne estonienne
Date d'adhésion : 1er mai 2004
Politique
L'Estonie (Eesti) est une république parlementaire. L'ancien député européen Toomas Hendrik Ilves
(social-démocrate) en est le président depuis son élection par un collège électoral en 2006.
Le Premier ministre Andrus Ansip (Parti de la Réforme) assume les responsabilités gouvernementales depuis mars 2005.
Le pays et l'Union européenne
Depuis son indépendance, obtenue en 1991, l’Estonie a poursuivi le double objectif d’entrer dans
l’Union européenne et d’adhérer à l’OTAN. Les négociations d’adhésion entre Tallinn et Bruxelles ont débuté le 31 mars 1998, trois ans après le dépôt de sa candidature en novembre 1995. Durant
tout le processus d'adhésion et en concertation avec les instances communautaires, des réformes importantes ont été entreprises par les autorités estoniennes en vue de la transformation et
de la modernisation de l'économie nationale. Les performances économiques se sont améliorées malgré un environnement difficile, lié surtout à la crise russe de 1998. Au sein de l’UE, l’Estonie
entretient des relations privilégiées avec la Finlande et la Suède, qui sont ses principaux partenaires économiques.
L’entrée de l’Estonie dans l’UE a été approuvée par référendum à une large majorité (67 % des suffrages exprimés), le 14 septembre 2003. Les Estoniens ont désormais vaincu leurs réticences
initiales et ils considèrent généralement que l’appartenance à l’UE représente une promesse de développement et de stabilité pour leur pays.
Le pays compte 6 députés européens et est représenté par 4 voix au Conseil.
L’Estonien Siim Kallas est commissaire européen en charge de l’Administration, l’audit et la lutte antifraude. En juin 2005 le Parlement estonien a décidé de reporter son vote sur le traité
constitutionnel européen.
L’Estonie envisage l’adoption de l’euro dans un avenir proche. Dans le cadre de la préparation à cette éventualité, l’Estonie participe au Mécanisme de taux de change (MCT) qui arrime sa monnaie
à l'euro et permet de s'assurer de sa stabilité au préalable.
Le Parlement estonien a ratifié le projet de constitution de l'Union européenne le 9 mai 2006 avec une grande majorité (73 voix pour et 1 voix contre, sur un total de 101 élus). L’Estonie est le
quinzième des 25 pays membres à adopter le texte.
Histoire
1219 : après la fondation danoise de Tallinn, l’Estonie entre dans la zone d’influence du Danemark, qui christianise la région, puis
tombe sous la coupe des chevaliers Teutoniques, en 1346. Les villes estoniennes entretiennent de fructueuses relations commerciales avec les villes de la Hanse.
1561 : l’Estonie passe aux mains de la Suède qui y introduit le luthéranisme, que l’université de Tartu (Dorpat) nouvellement fondée
s’attache à diffuser.
1721 : à la suite de la Grande Guerre du Nord, le territoire estonien est annexé pour deux siècles par la Russie. Elle subit une
politique de russification systématique au XIXe siècle, qui touche davantage la paysannerie estonienne que les barons d’origine germanique.
1869 : en parallèle des autres pays baltes, le milieu du XIXe siècle entraîne le réveil du sentiment national estonien. Le succès de
l'édition populaire de l'épopée nationale, le Kalevipoeg, parue en 1862, en atteste, cristallisant l’identité estonienne.
1917 : le gouvernement provisoire issu de la Révolution russe de 1917 accorde son indépendance à l’Estonie. L’année suivante, les
Bolchéviques tentent d’envahir le pays.
1920 : après avoir battu l’Armée rouge, la République estonienne proclame son indépendance, reconnue par Moscou au traité de
Tartu.
1939 : le protocole secret du pacte germano-soviétique conclu entre Hitler et Staline, attribue l'Estonie à la sphère d'influence
soviétique. Le pays est annexé par l’URSS en 1940, entraînant une collectivisation forcée et de nombreuses déportations.
1988 : sous l'effet de la politique de glasnost et sous la pression du Front populaire, le Soviet suprême d'Estonie accorde à la
législation nationale la primauté sur les lois de l’URSS. C’est le début du mouvement qui conduira à l’indépendance.
1991 : la déclaration d’indépendance de l’Estonie est obtenue malgré l’opposition du gouvernement russe.
2004 : l’adhésion à l’OTAN et l’entrée simultanée dans l’Union européenne marque l’aboutissement d’une décennie d’efforts.
Géographie
L’Estonie est le plus septentrional des trois Etats baltes, sur les bords de la mer Baltique. Elle est
entourée par la Russie à l'est et la Lettonie à l’ouest, mais le pays dont elle est le plus proche, culturellement et politiquement, est incontestablement la Finlande, située sur l'autre rive du
Golfe de Finlande : Helsinki n'est qu'à 85 Km à vol d'oiseau et reliée à Tallinn par des liaisons quotidiennes. L’appartenance de l’estonien aux langues finno-ougriennes et le luthéranisme
majoritaire dans la population contribuent également à cette proximité. Cependant l’Estonie compte une importante minorité russe (environ un tiers de la population) Le gouvernement s’efforce
d’encourager une intégration plus poussée de ces minorités.
Sur ce territoire de dimensions limitées (45 000 km2) alternent plaines et collines au sol pauvre, souvent boisé ; les forêts couvrent plus de 45 % du territoire, entrecoupées de très nombreux
lacs. On compte plus de 1521 îles et de nombreux lacs, en particulier le lac Peipous et le lac de Pskov, partagés avec la Russie. La préservation d’environnements et d’écosystèmes fragiles se
traduit par l’ampleur des réserves naturelles, qui couvrent près de 10 % du territoire. Le climat frais et tempéré connaît des amplitudes thermiques restreintes, puisque les températures moyennes
varient de 18° en été à -5° en hiver.
Economie
En quinze ans, l’Estonie est passée d’une économie dirigiste et nationalisée à une économie de
marché performante, en menant une politique d’ouverture résolument libérale. Les privatisations dans tous les secteurs –industriel, commercial et financier- ont permis de dégager une dynamique de
croissance, malgré les tensions sociales qu’elles ont engendrées.
Située dans une région à fort potentiel de croissance, le plus petit des Etats baltes s’est fait un nom dans l’exportation d’équipements électriques et électroniques (en particulier en ce qui
concerne les télécommunications), de bois et de textiles. Les nouvelles technologies se sont profondément insérées dans les modes de vie de la population estonienne, un atout dans sa stratégie de
développement d’une économie de services à haute qualification. La population estonienne fait preuve d’une maîtrise particulière des nouvelles technologies.
L’Estonie connaît depuis quelques années une forte croissance, avec des taux annuels supérieurs à 5 %, soutenue par la demande interne et les exportations. Avec des finances publiques saines, un
faible endettement, une monnaie stable, l’Estonie espère adopter l’euro à brève échéance, dans la perspective d’une intensification de ses échanges avec ses partenaires communautaires, surtout
avec la Finlande, de loin son premier partenaire commercial.
Culture
Friedrich Reinhold Kreutzwald
La littérature estonienne a partie liée au réveil du sentiment et de l’identité nationale au XIXe siècle. Si le premier ouvrage publié en langue estonienne est un catéchisme luthérien de 1535, le succès de la littérature en langue estonienne, très proche du finnois, après des siècles de domination de l’élite d’origine allemande, est dû pour une large part à Friedrich Reinhold Kreutzwald, qui a collecté et rédigé l’épopée nationale, Kalevipoeg (1857-1861) (le fils de Kalev). En 1905, le mouvement "Jeune Estonie" autour de Gustav Suits ou Friedebert Tuglas, mêle des programmes esthétiques, culturels et politiques dans ses revendications face à la culture russe. A la même époque, Eduard Vilde remporte un certain succès avec ses romans naturalistes. La veine littéraire estonienne ne s’est pas tarie. Elle trouve aujourd’hui encore en Jaan Kross un représentant de poids. Les ouvrages de cet écrivain contemporain sont des classiques, traduits dans des dizaines de langues dont le français. Il a notamment écrit "Le fou du Tsar", "Le départ du professeur Martens", "La vue retrouvée" et "L’œil du grand tout".
Arvo Pärt
L’Estonie est aussi terre d’élection de la musique et des musiciens. Au delà des motets et de la musique chorale de Rudolf Tobias, au XIXe siècle, l’Estonie peut s’enorgueillir des compositions classiques contemporaines d’Arvo Pärt, mais aussi des symphonies romantiques et atonales d’Eduard Tubin. Neeme Järvi est un célèbre chef d’orchestre qui travaille actuellement à l’orchestre philarmonique de Detroit.
Andrus Veerpalu
Cet athlète a été médaille d’or en ski de fond à Salt Lake City en 2002, sur l’épreuve de 15 km. Il a remporté la même course à Turin (2006), ce qui fait de lui le double champion olympique de la discipline.


L’Espagne est une monarchie parlementaire instaurée après la transition démocratique de la fin
des années 70.
Jusqu’en 1975, le régime franquiste rend inenvisageable l’adhésion de l’Espagne aux
Communautés européennes, fondées sur des principes démocratiques et le respect des droits de l’homme. La coopération se limite aux seules questions économiques. La candidature de 1962 est
ainsi rejetée.
Baignée par la Méditerranée et l'Atlantique sur 3600 km de côtes, l'Espagne occupe la majeure partie de la
péninsule ibérique et comprend également l'archipel des Baléares, les îles Canaries et les enclaves de Ceuta et Melilla sur la côte nord du Maroc.
Grâce à un développement spectaculaire, l’Espagne est devenue une économie moderne en
quelques décennies. A partir de son entrée dans la Communauté européenne en 1986, le pays connaît une hausse de la production industrielle dans les secteurs de la métallurgie, de
l’agroalimentaire, et plus récemment de la chimie, du textile, de l’électronique. C’est aujourd’hui l’un des premiers constructeurs automobiles d’Europe.