Mercredi 19 mars 2008
Lettonie

Capitale: Riga
Population : 2,28 millions - (Eurostat - 2007)
Superficie : 64 589 km² - (Eurostat)
PIB : 9,6 % - (Eurostat - 2007)
Monnaie : Lat
Date d'adhésion : 1er mai 2004

Politique

La Lettonie est une république parlementaire. Valdis Zatlers a été élu président de la République le 31 mai 2007, succédant à Vike-Freiberga. Aigars Kalvitis (parti populaire) assure la fonction de Premier ministre depuis 2004. La Lettonie est, des trois Etats baltes, celui dont la structure démographique a été le plus modifié par l'annexion soviétique. Le pays compte 41 % de non-Lettons, dont 35 % de russophones.
 

 

Le pays et l'Union européenne

Après le dépôt de sa candidature à l’UE en 1995, la Lettonie met en place avec l’Union un partenariat d’adhésion en 1998. Un cadre juridique détermine les domaines prioritaires qui doivent être réformés et fixe les moyens financiers pour aider la Lettonie à mettre ces politiques en œuvre. Un plan d'action pour le renforcement des capacités administratives et judiciaires du pays a été élaboré.

 

Le pays remplit peu à peu les critères politiques et économiques édictés à Copenhague. Les progrès sont constants en ce qui concerne la transposition en droit national de la législation communautaire. Une politique active de simplification des procédures de naturalisation est menée afin de permettre l’intégration de la minorité russe, qui demeure une des conditions posées à son entrée dans l’Union. Le pays adhère à l’UE le 1er mai 2004.

 

La Lettonie est représentée par 9 députés européens et 4 voix au Conseil de l’UE.
Le pays a ratifié la Constitution européenne le 2 juin 2005, par voie parlementaire.

 

Depuis le 2 mai 2005, le lat, la devise du pays, est lié à l'euro dans le cadre du mécanisme de taux de change européen (MCE II).

 

 

Histoire

Xème siècle : apparition des tribus Lives et Estes dans la région.


XIIIème siècle
: l'État de Livonie est instauré et se perpétue deux cents ans durant. Il regroupe à peu près les territoires de l'Estonie et de la Lettonie d'aujourd'hui.


1561
: la guerre de Livonie oppose la Pologne à la Russie. Plusieurs provinces lettones passent sous le contrôle de la Pologne, tandis que le pays est divisé en deux.


1621
: après de nombreux conflits, les Suédois se partagent les territoires avec les Polonais.


1710
: à la suite de la Grande Guerre nordique, Pierre le Grand, tsar de Russie, annexe la Livonie.


1918
: la Lettonie déclare son indépendance le 18 novembre.


1920
: la signature du Traité de Riga par la Russie reconnaît l’indépendance de la Lettonie, consacrée par l’adoption d’une Constitution en 1922.


1944
: annexé, le pays subit l’occupation soviétique jusqu’en 1991.


20 janvier 1991
: Coup d’Etat, déclaration d'indépendance. La Constitution de 1922 est remise en vigueur. Depuis 1989 les Etats Baltes revendiquaient leurs libertés. Le 23 août 1989, une grande chaîne humaine avait été organisée à travers les trois pays baltes (De Vilnius à Tallin en passant par Riga), pour le cinquantième anniversaire du pacte germano-soviétique. Les troupes russes se retirent définitivement en 1994.


1er mai 2004
: la Lettonie rejoint l'Union Européenne et l'OTAN.

 

 

Géographie

D’une superficie de 64 600 km², la Lettonie est bordée à l’ouest par la mer Baltique, au nord par l’Estonie, à l’est par la Russie, au sud-est par la Biélorussie, au sud par la Lituanie.

 

 

 

Les forêts recouvrent 44% du territoire (pins, épicéas, bouleaux et trembles). On y trouve beaucoup de cerfs, de sangliers sauvages et de nombreuses variétés d’oiseaux dont les cigognes noires.

 

Près d’un tiers des 2,4 millions d’habitants de la Lettonie résident à Riga, qui domine largement l’économie, la politique et la culture du pays. La division de la population entre Lettons et minorité russe, de l’ordre d’un tiers des habitants, est encore soulignée au niveau des villes, où résident la plupart des russophones.

 

 

Economie

La Lettonie bénéficie d’une croissance soutenue avec une progression moyenne du PIB de plus de 7 % sur les cinq dernières années. La croissance du pays s’accompagne d’une réduction du taux de chômage qui est passé de 14,4 % en 2000 à 9,9 % en 2004.

L’économie lettone est surtout centrée sur les services, notamment le transport pétrolier. L’originalité du secteur bancaire réside dans l’importance des dépôts des non-résidents qui représentent 53,6 % des dépôts bancaires totaux. 56 % des échanges du pays sont réalisés avec l’UE. Riga a prévu son adhésion à la monnaie unique au 1er janvier 2008.

 

 

Culture

 Janis Rainis (1865-1929)

Comme les autres pays Baltes, la culture lettone est fortement imprégnée par l’exil de ses artistes et de ses intellectuels au XXeme siècle. Il est l’un des plus célèbres romanciers et poètes de Lettonie et a été reconnu récemment comme "l’homme letton du XXème siècle". Il est aussi surnommé le "Goethe letton". Figure de proue de la littérature de l’exil, il est l’auteur d’ouvrages poétiques et de pièces de théâtre. Son engagement politique en a fait un des pères de la Lettonie moderne.

 

 Mark Rothko (1903-1970)

C’est dans son ouverture sur le monde que la Lettonie a  produit les apports les plus brillants à la culture mondiale, à travers les travaux du philosophe Isaiah Berlin, imprégnés de l’environnement anglophone qui les a vu naître. Il appartient au cercle des philosophes libéraux internationalement renommés. Il enseigne à Oxford et reçoit le titre de Sir en 1957 puis l’Ordre du mérite en 1971 (la plus haute distinction du Royaume-Uni).Il est notamment l’auteur de Two concepts of Liberty. Il faut mentionner également la peinture de l’artiste d’origine lettone Mark Rothko, l’une des figures les plus importantes de l’art contemporain mondial, représentant de l’expressionnisme abstrait de l’école de NY.

 

 Vija Artmane (1929-)

Parmi les artistes dont la carrière s’est déroulée pour l’essentiel en Lapponie, il faut évoquer Vija Artmane. Elle est considérée comme une des actrices lettones les plus brillantes du XXème siècle, et possède de nombreux surnoms parmi lesquels "la légende", "le symbole du théâtre letton", "la reine du théâtre". Elle a autant travaillé dans le cinéma qu’au théâtre.

 

par Cédric publié dans : Union-Européenne
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 10 novembre 2007
Capitale: Rome
Population : 59,13 millions - (Eurostat - 2007)
Superficie : 301 336 km² - (Eurostat)
PIB : 1,9 % - (Eurostat - 2007)
Monnaie : Euro
Date d'adhésion : Membre fondateur en 1957
Italie
Politique

L’Italie est une république parlementaire bicamérale. Le président de la République (Giorgio Napolitano, qui a succédé le 15 mai 2006 à Carlos Azeglio Ciampi, en fonction depuis 1999) jouit de pouvoirs relativement limités. Silvio Berlusconi a été président du Conseil de 2001 à mai 2006, avec l’appui d’une coalition de droite et de centre-droit appelée Maison des Libertés.

Romano Prodi, ancien président de la Commission européenne dont la coalition de centre-gauche a remporté une victoire serrée en avril 2006, a pris la tête du gouvernement le 16 mai 2006. Les deux Vice-présidents du Conseil sont Massimo D'Alema et Francesco Rutelli.

Une réforme constitutionnelle importante, qui doit accorder davantage de pouvoir aux régions, sera soumise à référendum en 2006.

Le pays et l'Union européenne

L’Italie est l’un des six pays fondateurs des Communautés européennes. Les traités instituant la Communauté économique européenne et Euratom ont été signés à Rome en 1957.

L’Italie a toujours œuvré pour l’approfondissement de la construction européenne. La présidence italienne, au cours du deuxième semestre 1996, a contribué à l’ouverture des discussions ayant abouti au Traité d’Amsterdam et à l’instauration d’Europol. Les négociations de la CIG n’ont pas pu aboutir sous la présidence italienne du deuxième semestre 2003, mais le Traité établissant une Constitution européenne a tout de même été conclu à Rome le 29 octobre 2004.

Au cours des dernières années, l’Italie s’est attachée à promouvoir une plus grande intégration, notamment dans les domaines judiciaire et militaire.

Le lien transatlantique fort noué entre Rome et Washington a conduit l’Italie à s’engager dans le conflit irakien en  2003.

La position géographique de l’Italie lui confère une vocation méditerranéenne et explique son implication dans la politique de l’UE dans les Balkans.

L’Italie compte 78 députés au Parlement européen et dispose de 29 voix au Conseil.

Histoire

VIIIe siècle avant notre ère : fondation de la cité de Rome qui accroît peu à peu sa zone d’influence à l’ensemble de l’Europe.

476 : chute de l’Empire romain d’Occident.
 
1122-1250 : les puissantes cités du Nord de l’Italie sont contraintes à prendre part à la lutte entre la papauté et l’empereur ; elles se divisent en une lutte fratricide entre guelfes et gibelins. Les cités rivales de Venise, Gênes, Florence,  prospèrent grâce au commerce avec l’Orient.

XIVème-XVème siècles : renaissance littéraire, artistique et scientifique dans le nord de l’Italie. C’est l’apogée des cités-Etats comme Florence, qui devient le centre culturel de l’Europe sous le règne des Médicis.

1494-1559 : les guerres d’Italie opposent la France à l’Empire des Habsbourg. La victoire finale des Habsbourg marque le début de la domination espagnole sur la péninsule.

1713 : par le Traité d’Utrecht, l’Autriche hérite des possessions espagnoles en Italie.

1796 : début de la campagne d’Italie. Bonaparte y fonde une République-sœur, qui sera plus tard incorporée à son Empire.

1870 : la prise de Rome par les troupes du roi Victor Emmanuel II marque l’achèvement de l’unification italienne, commencée en 1848 avec l’essor du mouvement nationaliste (Risorgimento) jusqu’à la proclamation du Royaume en 1861.

29 octobre 1922 : Benito Mussolini accède au pouvoir après la Marche sur Rome. Il met en place une dictature fasciste et entre guerre en 1940 aux côtés de l’Allemagne nazie. La résistance armée des partisans s’accroît.

2 juin 1946 : proclamation de la République. Depuis cette date, la vie politique italienne est restée longtemps marquée par une certaine instabilité gouvernementale. Les années 70 ("années de plomb") sont troublées par des violences terroristes d’extrême-gauche et d’extrême-droite.

Géographie

Péninsule de l'Europe méridionale baignée par la mer Méditerranée, l'Italie partage ses frontières continentales au nord avec la France, la Suisse, l'Autriche et la Slovénie. Elle est composée de 20 régions dont deux îles : la Sicile et la Sardaigne.

Le pays est montagneux : les Apennins forment comme une épine dorsale du nord au sud. Au sud-ouest, plusieurs volcans sont toujours en activité : le Vésuve (près de Naples) et l'Etna (en Sicile).

Economie

Même si les différences sont aujourd’hui moins frappantes, l’Italie présente toujours deux profils contrastés : le Nord industriel et dynamique, (notamment grâce aux grandes firmes comme FIAT ou Pirelli) tranche avec le Sud (Mezzogiorno) plus rural, aux taux de chômage élevés.

L’Italie connaît depuis 2004 d’importantes difficultés économiques qui font d’elle le "grand malade" de l’Europe occidentale. Ses nombreuses PME souffrent de la compétition internationale et le pouvoir d’achat est au mieux stagnant. La hausse des déficits budgétaires a valu à Rome l’ouverture par la Commission, en 2005, des procédures prévues par le Pacte de stabilité et de croissance.

Culture

Michel-Ange

La culture italienne, foisonnante et riche, constitue l’un des fleurons et des aiguillons de la culture mondiale depuis la Renaissance, lorsque la prospérité des cités-Etats, jointe à la redécouverte du patrimoine antique, suscitèrent parmi les plus grands chefs-d’œuvre de tous les temps. Parmi ces génies, Michel-Ange, sculpteur du David de Florence et peintre de la chapelle Sixtine, rend au modelé du corps humain une force et une perfection splendide. La litanie des grands peintres et sculpteurs italiens, Piero della Francesca, Botticelli, Raphaël, Caravage, Léonard de Vinci, semble presque infinie. Mais cet héritage pictural ne se limite pas aux siècles passés. Plus près de nous, le XXème siècle a fait surgir de grands artistes comme Modigliani (1884-1920) ou Giorgio de Chirico. Du côté de la littérature, la richesse est la même, de Dante à Buzzati ou Sciascia. Elle est illustrée par de grands hommes politiques : César, Cicéron, Sénèque, Marco Polo, Machiavel. Carlo Goldoni (1707-1793) modernise la commedia dell’arte ; deux siècles plus tard, Pirandello engage une nouvelle révolution théâtrale ; la musique italienne franchit les frontières avec Vivaldi, Bellini, Verdi.

Pier Paolo Pasolini (1922-1975)

Depuis cinquante ans, l’Italie a apporté une contribution très importante au cinéma mondial, à partir du réalisme italien de Rosselini. Fidèle à la tradition d’un art à la fois populaire et exigeant, le cinéma italien a trouvé en Fellini un esthète incomparable.
Quant au cinéma italien, on ne présente plus Visconti et plus récemment Bertolucci. L’œuvre originale et complexe du poète et cinéaste Pier Paolo Pasolini, au destin tragique, est à la fois marqué par la convergence de traditions culturelles artistiques et populaires spécifiquement italiennes et d’un engagement politique et artistique qui était attaché à décrire, représenter et modifier l’Italie en cours de modernisation des années 1970. 

par Cédric publié dans : Union-Européenne
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mercredi 19 septembre 2007
Capitale: Dublin
Population : 4,21 millions - (Eurostat - 2006)
Superficie : 69 797 km² - (Eurostat)
PIB : 4,7 % - (Eurostat - 2005)
Monnaie : Euro
Date d'adhésion : 1er janvier 1973
Irlande
Politique

L'Irlande ("Eire" en langue gaélique) est une république parlementaire, avec toutefois un président élu au suffrage universel direct pour sept ans. Le Premier ministre est responsable devant la Chambre des Représentants élue pour cinq ans, qui constitue le Parlement avec le Sénat.

Depuis 1997, l’île est présidée par Mary Mc Aleese (Fianna Fail). Désigné la même année, Bertie Ahern (Fianna Fail), assure la fonction de Premier ministre (Taoiseach).

La Constitution accorde le statut de langue officielle à la langue irlandaise. La partie nord-est de l’île (l'Irlande du Nord) appartient au Royaume-Uni.

Le pays et l'Union européenne

L’Irlande est membre de l’UE depuis 1973. Depuis son adhésion, l'île est l'un des pays qui a bénéficié le plus efficacement des aides communautaires, notamment dans le cadre de la Politique agricole commune. Entre 1989 et 1999, l’Irlande a également largement bénéficié des fonds structurels, avec 10,1 milliards d'écus pour la période, soit environ 1,8% du PIB chaque année.

En juin 2001, lors d’un premier référendum, l’Irlande a refusé de ratifier le Traité de Nice. Le scrutin ayant connu un très faible taux de participation, un second référendum a suivi un an et demi plus tard. Le 19 octobre 2002, les Irlandais ont ainsi dit "oui" à plus de 63%.

Le pays compte 13 députés européens et représente 7 voix au Conseil de l’UE. L'Irlande a accueilli la Présidence de l'Union européenne du 1er janvier au 30 juin 2004.
 
Initialement prévu en 2005, la date de ratification du Traité constitutionnel a été reportée sine die.

Histoire

IVème siècle : les Gaëls, population celte, envahissent l’île avant d’envahir au Vème siècle l’Ecosse pour fonder le royaume Scot.

Vème siècle : le christianisme est introduit par Saint Patrick qui devient le patron de l’Irlande.

XVIème : l'Irlande est soumise au contrôle des Anglais.

1798 : les "Irlandais Unis" se soulèvent sans succès.

1800 : l'Irlande est intégrée au Royaume Uni, le Parlement irlandais est dissous.

1829 : le député irlandais Daniel O'Connell obtient l'émancipation des catholiques.

1841-1880 : la population passe de plus de 8 millions d'habitants à 4,5 millions, en raison de la grande famine due à la maladie de la pomme de terre de 1846 à 1848 et à l'immigration qui s'en est suivie.

1914 : l'Irlande obtient son autonomie avec l'adoption du "Home Rule" dont l’application est cependant ajournée en raison de la première guerre mondiale. 70 000 combattants irlandais tombent aux côtés des alliés sur les fronts de la Somme et des Flandres.

1916 : insurrection de Pâques. Début d’une guerre d’indépendance contre la Grande-Bretagne.

1919-1921 : guerre d’indépendance marquée par une journée de violence : le "Bloody Sunday". La signature du Traité de Londres, en 1921, partage l'Irlande en deux : 26 comtés sur les 32 forment un Etat indépendant, tandis que les 6 autres comtés du nord-est (l'Irlande du Nord) restent partie intégrante du Royaume-Uni. La guerre civile fait rage pendant deux ans. En 1922, l’Irlande ratifie le traité de paix. Elle entre à la SDN en 1923. 

1937 : l’ Etat irlandais se dote d’une constitution pour toute l’île.

1939 : l’Irlande proclame sa neutralité. Elle y est toujours attachée.

1948 : l'Irlande quitte le Commonwealth et s’autoproclame République. Elle rompt ses derniers liens avec la Grande-Bretagne.

1955 : l’Irlande est admise à l’ONU.

1972 : au cours d'une émeute à Derry, en Irlande du Nord, treize civils sont abattus par des parachutistes de l'armée britannique. L'Armée républicaine irlandaise (IRA) réagit, provoquant la mort de six civils et d'un militaire. La chanson, Sunday Bloody Sunday, de U2, ainsi qu'une version de John Lennon s'inspirent de ces événements (et non de ceux de 1920).

1973 : adhésion à l'Union européenne.

1985 : accord anglo-irlandais pour la réconciliation des deux pays.

1995 : l'Irlande légalise le divorce avec 50,3% de "oui" lors d’un référendum organisé sur le sujet.

1998 : après de longues négociations, Londres, Dublin et les dirigeants catholiques et protestants nord-irlandais parviennent à un accord historique, créant des institutions mixtes (parlement et gouvernement). En 2005, l’IRA met fin à la lutte armée contre la Grande-Bretagne, permettant aux deux gouvernements de relancer la restauration des institutions.

2002 : la légalisation de l’avortement est rejetée par référendum.

2004 : c’est sous la présidence irlandaise que l’Union européenne s’élargit à 10 nouveaux Etats membres et qu’est adopté le projet de Constitution pour l’Europe.

Géographie

L'Irlande est une île - 480 km de long sur 288 km de large - dont la superficie est de 70 282 km2.

La "verte" Irlande se trouve à l’Ouest de la Grande-Bretagne, soumise à un climat océanique frais et humide.

Son relief doux culmine à 1 041 m. Ses côtes sont profondément découpées par des vallées glaciaires (fjords) ou fluviales (rias). Le pays est le paradis des oiseaux sauvages : on y dénombre plus de 300 espèces. Le Shannon est le fleuve le plus long d’Irlande.

Economie

L’économie irlandaise, malgré un fléchissement en 2003, connaît la croissance la plus dynamique de la zone euro depuis les années 1990. Le "Tigre celtique" se caractérise par un taux de croissance élevé (5,1 % en 2004) et un taux de chômage en baisse constante (4,4 % en 2004).

L’Irlande est désormais le premier producteur mondial de logiciels. Le pays détient le 2ème PIB/habitant mondial, derrière le Luxembourg.

Depuis 2004, la population a dépassé les 4 millions d’habitants, retrouvant grâce à l’immigration d’origine irlandaise et étrangère son niveau de 1871. La population et les activités se concentrent sur les côtes Est (autour de Dublin) et Sud (autour de Cork), où se développent les nouvelles activités (informatique, transports maritimes et aériens, services aux entreprises, pharmacie et biotechnologies).

Culture

James Joyce (1882-1941) et autres auteurs

Terre de littérature de longue tradition, en langue anglaise comme en gaëlique, l’Irlande trouve en Jonathan Swift (1667-1745) un pionnier de la littérature irlandaise. Oscar Wilde (1854-1900) est d’origine irlandaise également, même s’il préfère Londres. Mais c’est sans doute au moderniste cosmopolite James Joyce que revient d’avoir tenté de saisir l’âme irlandaise et d’avoir essayé de lui appliquer une rénovation profonde de l’écriture romanesque. Ulysse, adossé à la structure narrative de l’Iliade, interroge l’identité irlandaise à travers le personnage tourmenté de Stephen Dedalus et de ses nombreuses rencontres au cours d’une journée dublinoise. Toutes les œuvres de Joyce, même résident de Trieste, demeurent indéfectiblement attachées à l’Irlande. De même, Samuel Beckett, Prix Nobel de littérature en 1969, est un Dublinois installé en France, où il passera les cinquante dernières années de sa vie. Il y acquerra sa notoriété, écrivant directement ses œuvres les plus connues en français. Le poète WB Yeats et George Bernard Shaw font également partie des Prix Nobel de littérature irlandaise.

U2 et la danse irlandaise

Pays de musiques de genres variés et populaires qui s’adaptent au goût du jour, l’Irlande recueille dans le monde entier les retombées de la notoriété de groupes de rocks qui s’inspirent, à un degré plus ou moins grand, de leurs origines. On retiendra notamment U2, dont la chanson Sunday, Bloody Sunday demeure emblématique d’un engagement pour la pacification irlandaise, The Pogues mêlant les accents du punk aux refrains populaires ou encore The Cranberries.
La troupe Riverdance diffuse et popularise dans le monde entier la danse de

par Cédric publié dans : Union-Européenne
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Samedi 18 août 2007

Hongrie

Capitale: Budapest
Population : 10,07 millions - (Eurostat - 2006)
Superficie : 93 029 km² - (Eurostat)
PIB : 4,1 % - (Eurostat - 2005)
Monnaie : Forint
Date d'adhésion : 1er mai 2004

Politique

La Hongrie (Magyarorszag) est une république parlementaire monocamérale.

Elle est présidée par Laszlo Solyom depuis le 7 juillet 2005. Le Premier ministre, Ferenc Gyurcsany occupe ses fonctions depuis octobre 2004. Il a remporter les élections législatives le 23 avril 2006 et est assuré d’une majorité confortable dans les quatre prochaines années.

Le régime parlementaire hongrois a évolué depuis une décennie vers un système marqué par la prépondérance du Premier ministre. Le Parlement, pour le renverser, doit désigner simultanément son successeur. Le président joue avant tout un rôle d’arbitre et le Parlement monocaméral doit partager certaines prérogatives (comme l’initiative des lois) avec l’exécutif. L’équilibre des pouvoirs apparaît assez stable dans la pratique.

 

Le pays et l'Union européenne

Comme tous les pays d’Europe centrale et orientale, la Hongrie envisage son ancrage à l’Ouest à travers le double prisme de l’OTAN et de l’Union européenne. Elle démarre les négociations d’adhésion à l’UE le 31 mars 1998 et rejoint l’Alliance atlantique le 12 mars 1999.

La Hongrie conclut avec succès les négociations de son adhésion à l'Union européenne lors du Conseil européen de Copenhague les 12 et 13 décembre 2002. Le référendum d'adhésion s'est tenu le 12 avril 2003 : 83,9% des suffrages exprimés allèrent au "oui" et confirmèrent ainsi le soutien de la population hongroise à l'adhésion à l'Union européenne, même avec une abstention dépassant les 50%. La Hongrie a rejoint officiellement l’Union le 1er mai 2004.

Le 20 décembre 2004, la Hongrie a ratifié la Constitution européenne par voie parlementaire. Le Parlement hongrois l’a approuvée à une très forte majorité (322 votes favorables sur 386 députés). Ce vote confirme le consensus de la classe politique hongroise en faveur de l’intégration européenne.

Avec la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie, la Hongrie appartient au groupe de Visegrad, un groupement chargé notamment de défendre les intérêts de ses membres dans l’UE. Elle soutient l’élargissement à la Roumanie et aux pays balkaniques, avec lesquels elle compte bien jouer un rôle de pivot du fait de sa position géographique.

La Hongrie compte 24 députés au Parlement européen et dispose de 12 voix au Conseil. 
 

Histoire

35 av. J.C. – 9 après J.C. : les Romains conquièrent la Hongrie et fondent la province de Pannonie. Les magyars n’arrivent dans la plaine du Danube qu’en 896 sous la direction de leur prince Arpad.

1000 : le prince magyar Etienne est couronné roi chrétien de Hongrie. C'est la naissance officielle de la nation hongroise.

1458-1490 : le règne de Mathias Corvin, qui conquiert la Moravie et la Silésie, marque une période brillante du Royaume de Hongrie.

1541 : après la prise de Budapest par les Ottomans, la Hongrie est divisée en trois : la partie occidentale revient aux Habsbourg, le centre et la partie orientale tombent sous la coupe des Turcs.

1703-1711 : Ferenc Rakoczi prend la tête d’une insurrection hongroise contre les Habsbourg et la paix de Szatmar reconnaît une large autonomie au royaume de Hongrie au sein de la monarchie danubienne.

1848 : les nationalistes hongrois se soulèvent contre Vienne, une insurrection rapidement écrasée par les autorités impériales. En 1867, la Hongrie recouvre une certaine forme de souveraineté, lorsque l’Empire unitaire et centralisé se transforme en double monarchie austro-hongroise.

4 juin 1920 : par le Traité de Trianon, la Hongrie perd les deux tiers de son territoire. Cinq millions de Hongrois se retrouvent en dehors du territoire national (ce qui, aujourd’hui encore, constitue une source de tension avec les pays voisins).

1920-1944 : l'amiral Horthy, ultraconservateur, dirige le pays après la répression sanglante de la république communiste de Bela Kun. Il fait le choix de l’alliance avec l'Allemagne nazie favorable à la révision des traités de paix.

1945 : la Hongrie est occupée par l’Armée rouge et bascule sous tutelle soviétique. En 1956, le soulèvement démocratique de Budapest est brutalement écrasé par les troupes soviétiques.

1989 : la Hongrie proclame la IIIème République le 23 octobre. C'est la fin de l'ère soviétique. Quelques mois auparavant, la décision d'ouvrir les frontières hongroises aux milliers d'Allemands de l'Est fut à l’origine de l’effondrement du rideau de fer et du mur de Berlin.

 

Géographie

Située au centre de l'Europe dans le bassin des Carpates, la Hongrie est délimitée au nord par la Slovaquie, à l'est par l'Ukraine et la Roumanie, au sud par la Croatie et la Slovénie, à l'ouest par l'Autriche. C'est un pays de plaines : les 2/3 du pays sont composés de plaines et de régions vallonnées. 7,6% de la superficie nationale sont protégés.

Les principaux fleuves sont le Danube et la Tisza. La Hongrie compte quelques 1200 lacs naturels et artificiels dont le lac Balaton, qui est le plus grand lac d'Europe (595 km2). On l'appelle "la mer intérieure hongroise".

La Hongrie est par ailleurs un pays très riche en eaux thermales. Ces eaux naturelles et médicinales contiennent, en raison des activités volcaniques passées, de très nombreuses substances minérales. Le climat est tempéré, le pays se situe au carrefour de trois zones climatiques : méditerranéenne, continentale et atlantique.

Economie

La Hongrie est souvent considérée comme le "bon élève" de l’Union européenne. Elle a eu l’occasion de s’ouvrir à l’économie de marché dès 1968, lorsqu’elle a obtenu de l’Union soviétique de rompre partiellement avec l’économie dirigée. Cela explique peut-être la rapidité avec laquelle elle a réalisé sa transition libérale.  

Après la Pologne et la République tchèque, la Hongrie est aujourd’hui la troisième puissance économique d’Europe centrale. Elle y est aussi l’économie la plus ouverte, qui compte un nombre important de secteurs liés à l’Europe de l’ouest par le commerce et l’investissement. Le pays réalise aujourd’hui 80% de ses exportations vers l’Union européenne, contre moins d’un tiers en 1990. 70% de ses importations sont d’origine européenne.

Au cours des années 90, la Hongrie a mené une politique active de privatisation. Le secteur privé représente aujourd’hui 80% du PIB (contre 15% en 1989), l’un des taux les plus élevés de la région. Les investissements directs étrangers, qui représentaient un tiers du PIB en 2002, jouent un rôle important dans la croissance économique du pays. En 2004, ces investissements ont pratiquement atteint le même niveau qu’en Allemagne.

En léger déclin après la chute du communisme, l’industrie hongroise s’est redressée par la suite, lorsque le pays est devenu un maillon essentiel dans la chaîne de production européenne grâce au faible coût de sa main d’oeuvre. Mais ce sont les services qui représentent le secteur d’activité le plus dynamique, avec les deux tiers du PIB et une part équivalente des emplois. Quant à l’agriculture, elle représente à peine 5% de la richesse totale, bien qu’un tiers de la population continue de vivre dans les campagnes.

La Hongrie est aujourd’hui confrontée à une hausse de ses déficits publics qui pourrait retarder son entrée dans la zone euro, initialement prévue pour 2010. Elle doit aussi faire face à de sérieux problèmes environnementaux, héritage de son passé communiste. 

Culture

Yehudi Menuhin (1916-1999)

"La partie occidentale de l’Europe serait plus pauvre sans le folklore, les traditions et la performance culturelle des peuples d’Europe centrale et orientale" a affirmé le grand chef d’orchestre hongrois.
Il est considéré comme le plus illustre des violonistes contemporains. Il donne son nom à des festivals et fonde une école en Angleterre. En 1969, il devient président du Conseil international de la musique à l’UNESCO, puis président du Royal philharmonic orchestra de Londres en 1981.
En 1986, François Mitterrand lui décerne le titre de grand officier de la Légion d’honneur. 

Bela Bartok (1881-1945)

Le compositeur pose les fondements de l’ethnomusicologie (étude des musiques populaires) en entreprenant des études sur le folklore hongrois. Il développe notamment l’échelle pentatonique et les combinaisons polyrythmiques non symétriques, qu’il utilise dans ses propres oeuvres.

Franz Liszt (1811-1886)

Le compositeur, installé un temps à Paris, est sensible aux idées révolutionnaires, qui lui inspirent plusieurs de ses œuvres. Il a notamment composé les Rhapsodies hongroises, les symphonies Faust et Dante.
Autour des années 1860, sa vie et son œuvre prennent des allures mystiques qui ne le quitteront plus.

Michael Curtiz

Le cinéaste est le réalisateur de Casablanca (avec I. Bergman et H. Bogart), tourné en à peine 59 jours. Michael Curtiz écrivait les scènes à tourner la veille pour le lendemain, ce qui explique quelques libertés avec le contexte politique.

Elie Wiesel (1928-)

Déporté à l’âge de quinze ans, il est le seul survivant de sa famille. Il s’installe à Paris puis aux Etats-Unis.
Militant dans l’âme, il est le seul écrivain à avoir obtenu le prix Nobel de la Paix.

Mise à jour : jeudi 08 février 2007 17:26
par Cédric publié dans : Union-Européenne
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 1 août 2007
Capitale: Athènes
Population : 11,13 millions - (Eurostat - 2006)
Superficie : 131 625 km² - (Eurostat)
PIB : 3,7 % - (Eurostat - 2005)
Monnaie : Euro
Date d'adhésion : 1er janvier 1981
Grèce
Politique

Depuis 1974 et la fin de la dictature, la Grèce (Hellas) est une république parlementaire. La chambre unique du parlement, élue pour quatre ans, investit le Premier Ministre.

Depuis février 2005, le président de la République est Karolos Papoulias. Le Premier ministre, Kostas Karamanlis (appartenant au parti dénommé Nouvelle Démocratie, de centre-droit), est à la tête du gouvernement depuis mars 2004.

La vie politique grecque se caractérise désormais par une grande stabilité intérieure et une bipolarisation de la compétition électorale entre la Nouvelle Démocratie et la gauche socialiste (PASOK).

Le pays et l'Union européenne

Le pays présente, au 1er janvier 2006, cette particularité de n’avoir aucune frontière commune avec un autre État membre de l’Union.

La Grèce a déposé sa candidature à la CEE dès l’effondrement de la Dictature des colonels. Son adhésion est devenue effective le 1er janvier 1981. La Grèce dispose de 24 sièges au Parlement

Si certains contentieux persistent avec la Turquie, notamment sur la délimitation des frontières en mer Égée, le respect effectif de la liberté de culte dans les deux pays ou la réunification du territoire chypriote, les autorités grecques conduisent toutefois depuis 1999 une politique de rapprochement avec Ankara. La Grèce est ainsi favorable à l’entrée de la Turquie dans l’UE, dont elle espère en retour une normalisation des relations bilatérales.

La Grèce entretient par ailleurs un différend avec l’Ancienne République yougoslave de Macédoine, à propos de son nom. La Grèce est hostile à l’adoption d’un nom semblable à celui de l’une de ses régions, qu’elle juge susceptible de favoriser, à terme, la revendication par cette République d’une partie du territoire grec
 
De manière plus générale, la Grèce souhaite jouer un rôle moteur dans l’intégration des pays des Balkans à l’Union européenne.

Histoire

Vème siècle avant notre ère : la civilisation des cités-États helléniques atteint son apogée. Sa philosophie, son organisation politique, ses arts sont à la base de la civilisation occidentale.

336-323 :
l’Empire d’Alexandre porte le rayonnement de la culture et de la langue grecque dans tout l’Orient avec la conquête de l’Empire perse.

148 av. J.-C. :
la Grèce devient une province romaine, puis devient le cœur de l’Empire romain d’Orient, puis de l’Empire byzantin après la chute de Rome.

1204 :
avec la prise de Constantinople par les croisés, la Grèce est soumise à des bouleversements politiques et au morcellement.

1456-1458 :
la Grèce est conquise par les Turcs et vit sous domination ottomane jusqu’au XIXème siècle.

1821-1830 :
la guerre de libération de la Grèce par les patriotes suscite l’enthousiasme de la jeunesse romantique européenne, autour de la figure de Lord Byron.

1912-1913 :
les guerres balkaniques opposent la Turquie et la Bulgarie, à la Grèce, qui reprend des terres.

1922 :
le nationaliste turc Mustapha Kemal expulse en 1922 tous les Grecs de son pays. C’est la "catastrophe d’Asie mineure" pour les Grecs. Monarchies et républiques se succèdent.

1967-1974 :
la Dictature des colonels mise en place par un coup d’État militaire est fragilisée par son intervention sur l’île de Chypre. Elle cède la place à une "démocratie parlementaire présidentielle fondée sur la souveraineté du peuple".

1981 :
la Grèce adhère à l’Union européenne.

Géographie

Au sud-est de l’Europe, la Grèce est formée de la pointe de la péninsule balkanique, de la presqu’île du Péloponnèse et de près de 2 000 îles. La Grèce est bordée par l’Albanie, l’Ancienne République yougoslave de Macédoine, la Bulgarie et la Turquie.

C’est un pays de mer et de montagnes (le mont Olympe culmine à 2 917 m). La population de 10,9 millions d’habitants se concentre sur les étroites plaines littorales, en particulier en Attique, autour d’Athènes, et dans la plaine de Macédoine centrale, autour de Thessalonique. A elles seules, Athènes et son agglomération concentrent le tiers de la population grecque.

Les zones montagneuses pauvres et enclavées ont été traditionnellement dévolues à l’élevage ovin extensif, tandis que les cultures méditerranéennes (olivier, vigne, blé) se concentrent dans les plaines de Thessalie, Thrace, Macédoine et Attique.

Economie

L’économie grecque connaît depuis plusieurs années une croissance supérieure à celle de la moyenne des autres pays de la zone euro, mais souffre encore d’une  productivité relativement faible. L’agriculture y demeure plus importante que dans les autres pays de l’UE. Les armateurs grecs contrôlent, directement ou indirectement, plus de 60% de la flotte mondiale. Des programmes cofinancés par l’UE ont pour but d’améliorer l’état des infrastructures dans le nord et les îles.

La Grèce a, avec l’Italie, la dette publique la plus élevée de la zone euro (proche de 110% du PIB en 2005). Le pays compte également un taux de chômage supérieur à la moyenne et une inflation parmi les plus élevées de la zone euro. La Commission européenne a entamé contre la Grèce une procédure pour déficit excessif en mai 2004, et le gouvernement élu la même année a entamé une série de réformes en profondeur, qui pourraient permettre à la Grèce de retrouver un niveau de déficit acceptable à la fin de l’année 2007.

Culture

Homère (prob. VIIIème siècle)

La littérature grecque commence là où naît la littérature occidentale et européenne en général, avec L’Iliade et l’Odyssée, attribuées à Homère. Le théâtre antique occupait au sein de la cité des fonctions politiques ou religieuses et contribuait à la cohésion de la communauté sociale et civique. Les thèmes empruntés aux mythes (Prométhée d'Eschyle, Électre de Sophocle, Oreste d'Euripide) s’attachent à représenter la soumission de l’homme à son destin et les conditions de son action. Les comédies d’Aristophane offrent une description vivante et mordante de la réalité athénienne du Vème siècle, avec ses conflits sociaux et ses antagonismes politiques, comme dans Les oiseaux. De sa splendeur antique, la Grèce conserve un patrimoine architectural d’une richesse impressionnante.

Maria Callas (1923-1977)

Si un grec de l’Antiquité revenait à Athènes aujourd’hui, il saurait se faire comprendre : le grec moderne dérive tout droit du grec ancien. Cependant les formes artistiques se sont profondément renouvelées et ouvertes aux influences de bien d’autres cultures. Depuis le dernier quart du XXème siècle, la culture grecque a connu une réelle renaissance après des siècles d’assoupissement. La notoriété internationale de Maria Callas, interprète de chants lyriques et actrice, considérée comme une des plus belles voix au monde dès le milieu des années 1940, en porte témoignage. La chanson populaire grecque a trouvé dans l’exil et la nostalgie du pays perdu à la dictature une nouvelle source d’inspiration, chez Angélique Ionatos ou Melina Mercouri. Celle-ci est devenue ministre de la culture de la Grèce lors de l’arrivée du PASOK au pouvoir en 1981.

Vassilis Vassilikos

L’écrivain s’exile en France en 1967 pour fuir la dictature militaire.
Il devient célèbre quand  Z, un de ses romans, est porté à l’écran en 1969 par Costa Gavras, avec à l’affiche Jean-Louis Trintignant et Yves Montand. Le livre, sorti en 1966, traite de l’assassinat d’un député de gauche qui a été camouflé en accident.
Quelques années après son retour en Grèce en 1974, il devient le responsable de la délégation grecque à l’UNESCO.

par Cédric publié dans : Union-Européenne
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mercredi 18 juillet 2007
Capitale: Paris
Population : 62,89 millions - (Eurostat - 2006)
Superficie : 543 965 km² - (Eurostat)
PIB : 1,5 % - (Eurostat - 2005)
Monnaie : Euro
Date d'adhésion : Membre fondateur en 1957
France
Politique

La Constitution de la Vème République place la France à mi-chemin entre système présidentiel et système parlementaire. Le Président, élu au suffrage universel direct  pour une durée de cinq ans, dispose de pouvoirs étendus, notamment en matière de politique étrangère. Jacques Chirac (UMP) a été porté à la présidence en 1995 et réélu en 2002. Le Premier ministre dirige l’action gouvernementale sous l'autorité du Président de la République. Dominique de Villepin (UMP) occupe cette fonction depuis juin 2005.

Le pays et l'Union européenne

La construction européenne prend une place prépondérante dans la politique étrangère française dès 1945, dans une perspective de paix, de sécurité, de démocratie et de prospérité. Le rapprochement entre la France et l’Allemagne, dont Jean Monnet, Robert Schuman et Konrad Adenauer sont les principaux artisans, aboutit à la création de la CECA en 1951, autour de laquelle va se construire le projet européen.  

La France jour un rôle décisif dans la fondation de la CEE (le Marché commun), née du Traité de Rome (1957), mais elle repousse la création de la CED (Communauté européenne de défense) en août 1954. Le Général de Gaulle voulait mettre un terme à la guerre froide et construire une Europe allant "de l’Atlantique à l’Oural" tout en défendant la souveraineté des Etats. Son amitié avec le chancelier Adenauer a facilité la coopération franco-allemande, faisant des deux pays un "moteur" de la construction européenne. Le traité de l'Elysée scelle en 1963 la réconciliation entre les deux pays.
 
La France s’implique également beaucoup dans la création de l’Union européenne avec le traité de Maastricht ratifié par référendum en 1992 et l’adoption de l’Euro au 1er janvier 2002. Cependant, les français ont refusé le projet de traité constitutionnel lors du référendum de mai 2005.  

La France est représentée par 78 députés au Parlement européen et dispose de 29 voix au Conseil des ministres. Le Commissaire européen de nationalité française est Jacques Barrot. Il est chargé des transports.

La France assurera la Présidence de l'Union européenne au second semestre 2008.

Histoire

La France avant la Révolution : une lente gestation


C’est sous l’autorité des Capétiens que se construit progressivement le territoire et que se mettent en place les institutions et l’administration qui le gèrent et l’organisent. Le choix de Paris comme capitale est à cet égard décisif : le territoire et l’État qui en émane trouvent là un centre à partir duquel l’unité de la France se réalise. Il est également important de noter qu’un grand brassage humain a eu lieu durant ces époques, des peuples se sont croisés, mêlés pour finalement déterminer en partie les souches de population de certaines régions mais, surtout, ils se sont fondus dans le creuset qui deviendra la France.

Le legs de la Révolution et de l’Empire


La France s’affirme comme nation avec la Révolution de 1789.  L’idéal affiché est celui de la liberté de chacun dans le respect de tous, du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, d’institutions faites pour garantir le bien-être social... Ces aspirations, formulées dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789, sont héritières de la philosophie des Lumières du XVIIIe siècle et fortement imprégnées de la pensée d’auteurs comme Montesquieu, qui a posé le principe de la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire dans L’Esprit des lois (1748), ou comme Jean-Jacques Rousseau qui développe les notions d’égalité politique et de souveraineté du peuple dans Du contrat social (1762). Ces principes ne seront cependant pas immédiatement acquis. S’ils sont inscrits en grande partie dans la première Constitution, dont la France s’est dotée en 1791, et encore plus largement dans celle de 1793, il faudra du temps, de nombreux combats politiques et des luttes sociales avant qu’ils ne deviennent des droits inaliénables. La guerre civile à l’intérieur, les combats qu’il faut mener sur tous les fronts contre les États européens coalisés contre la France aboutissent à la mise en place de la Terreur, bien éloignée des nobles principes de 1789. Après l’exécution de Robespierre en juillet 1794, la Convention thermidorienne (1794-1795) et le Directoire (1795-1799) conduisent à la prise du pouvoir par Bonaparte, consul de 1799 à 1804 puis empereur des Français.

La monarchie, abolie en 1792, cède la place à l’Empire, bien différent dans ses structures et son organisation mais où les Français se retrouvent sujets, comme par le passé, après avoir été d’éphémères citoyens. La France tente alors d’imposer son modèle et ses institutions à une partie importante de l’Europe ; mais la volonté initiale d’apporter la liberté aux "peuples opprimés" s’est vite muée en conquêtes et en annexions. Elle perd finalement son Empire en 1815 mais ne recouvre pas pour autant liberté et démocratie puisque la monarchie est restaurée avec Louis XVIII. Même si la Révolution de 1848 met en place la IIe République, comme la Première, elle débouche sur un coup d’État, celui de Louis- Napoléon Bonaparte en 1851 et l’instauration du Second Empire (1852-1870).

Cependant, durant cette longue période, derrière l’instabilité politique s’opèrent des changements de fond à travers lesquels se construit la France moderne. Ils sont d’abord d’ordre territorial et administratif. La Révolution et l’Empire vont perfectionner l’œuvre centralisatrice entreprise sous l’Ancien Régime avec par exemple la création des départements.

De la Révolution au Second Empire une profonde transformation de l’économie et de la société a également lieu : développement de l’industrie, création de banques et de grands magasins qui inaugurent le système de distribution moderne, remodelage urbain, extension importante du réseau de chemins de fer, politique de reboisement et de lutte contre l’érosion...  Le progrès social reste quant à lui à la traîne et, dans cette première moitié du XIXe siècle, les conditions de vie sont dures et la misère aiguë pour le prolétariat qui s’entasse dans les villes industrielles.

1870-1914 : la France républicaine, crises et consolidation


Après la défaite de la France devant l’Allemagne en 1870, la IIIe République apparaît, en dépit des turbulences internes qu’elle doit surmonter et de la Première Guerre mondiale qui meurtrira profondément le pays, comme une période de stabilisation et de consolidation.
Jusqu’à la guerre de 1914, la République doit faire face à deux crises graves qui menacent son existence même : le boulangisme (1886-1889), qui rallie des mécontentements de toutes origines et menace les fondements parlementaires du régime, et l’affaire Dreyfus (1894-1899), qui révèle l’ampleur de l’antisémitisme en France et les divisions profondes qui partagent le corps social et les courants politiques. Ces crises sont d’autant plus menaçantes pour la République qu’elles se déroulent sur un fond de tensions sociales et politiques vives
Cependant, les acquis de cette période sont importants sur le plan institutionnel et social et dans le domaine des libertés publiques. Aux lois de 1882 et 1885 instituant l’école primaire obligatoire et gratuite, s’ajoutent les lois sur la liberté de la presse (1881), la liberté syndicale (1884), la réglementation du travail des femmes et des enfants (1892), la liberté d’association (1901). La modernisation économique se poursuit en dépit de crises conjoncturelles et la France est l’un des principaux berceaux des innovations scientifiques et techniques qui sont à l’origine de la deuxième révolution industrielle. Pendant la Belle Époque qui précède la Grande Guerre, le rayonnement international de la France est grand : elle dispose du deuxième empire colonial du monde, joue un rôle diplomatique de premier plan et s’impose comme le pays phare de l’art et de la culture.

1914-1945 : d’une guerre à l’autre


Les premières années du XXe siècle voient la mon tée des tensions internationales en Europe.  L’assassinat du prince héritier d’Autriche-Hongrie par un Serbe de Bosnie, le 28 juin 1914 à Sarajevo, alors sous domination autrichienne, est l’étincelle qui met le feu aux poudres : le système d’alliance patiemment constitué fonctionne et conduit au déclenchement de la Première Guerre mondiale. Les Français sortent victorieux de ce conflit long de quatre années mais le bilan est lourd pour le pays comme pour les autres États d’Europe qui ont participé à la guerre. Le nord et l’est du territoire ont été dévastés, l’effort de guerre a épuisé les finances et l’économie nationale et interrompu les progrès sociaux engagés ; mais surtout, la guerre se solde par un véritable désastre humain : près d’1,5 million d’hommes jeunes ont été tués et près de 3 millions blessés.
La vie politique des années vingt est ensuite dominée par des coalitions de droite, à l’exception de la période 1924-1926 où le Cartel des gauches, unissant socialistes et radicaux, est au pouvoir. Cependant, la crise économique des années trente, les difficultés financières et sociales, la détérioration de la situation internationale avec l’arrivée au pouvoir du fascisme en Italie et du nazisme en Allemagne, aggravent les divisions dans le pays et favorisent la montée de nombreux mouvements antiparlementaires, conservateurs nationalistes et d’ex- trême droite qui s’organisent en « ligues ».
Ces organisations multiplient les manifestations violentes, comme celle du 6 février 1934 qui suscite en réaction une alliance antifasciste rassemblant les socialistes, les communistes et les radicaux et donne naissance au Front populaire. La gauche réunie triomphe aux élections de 1936 et le gouvernement de Front populaire, avec Léon Blum à sa tête, réalise d’importantes réformes : semaine de travail de quarante heures, conventions collectives, congés payés, premières nationalisations… Toutefois, les divisions intérieures et surtout les difficultés extérieures ne sont pas réglées. Après avoir cru échapper aux hostilités par les concessions faites à Hitler à Munich, en 1938, le nouveau président du Conseil, Édouard Daladier, engage le pays, aux côtés des Britanniques, dans la Seconde Guerre mondiale (3 septembre 1939).
La débâcle de l’armée devant l’invasion nazie, en mai 1940, jette des millions de civils sur les routes de l’exode. L’armistice est signé le 22 juin 1940. La France est divisée en deux zones, l’une occupée et l’autre libre. La IIIe République s’effondre ; le 10 juillet 1940, le Parlement donne tout pouvoir au maréchal Pétain, héros de la Première Guerre mondiale, qui met en place à Vichy, capitale provisoire, un régime nouveau, l’État français : régime à caractère personnel, autoritaire, corporatiste et discriminatoire à l’égard des Juifs. La collaboration avec l’Allemagne nazie est engagée le 24 octobre 1940 par l’entrevue de Montoire entre Pétain et Hitler. Elle conduit le régime de Vichy à apporter son appui aux vainqueurs en soutenant l’effort de guerre allemand, en traquant les opposants au nazisme et en livrant les Juifs à la déportation.
Cependant, la Résistance qui s’est manifestée dès les premiers jours de l’Occupation sera le ferment d’une France nouvelle qui prend les rênes du pays après la guerre. On peut dresser son acte de naissance au 18 juin 1940, quand le général de Gaulle appelle de Londres les Français à poursuivre le combat aux côtés des Alliés. Le Conseil national de la résistance (CNR) unit les principales organisations de résistants ; de Gaulle, alors installé à Alger, met sur pied le gouvernement provisoire de la République française, issu du CNR.
La guerre se termine avec la capitulation de l’Allemagne nazie le 8 mai 1945. L’action de la Résistance, personnifiée par de Gaulle, a permis à la France pourtant militairement vaincue, de conserver son rang sur la scène internationale.

La reconstruction : 1945-1958


Deux guerres en trente ans ont représenté pour la France une période d’épreuves. Les pertes humaines ont été moindres pendant la Seconde Guerre (600 000 morts environ) que pendant le premier conflit mondial. En revanche, les pertes matérielles sont beaucoup plus lourdes. Combats et bombardements ont détruit villes, usines, ponts, gares et voies ferrées. S’y ajoutent les pertes causées par l’exploitation intensive par l’occupant, d’une économie asservie. Cependant, on peut parler de véritable élan dans la remise sur pied du pays ; les temps sont difficiles mais la paix restaure la confiance en l’avenir, comme en témoigne la vigoureuse reprise démographique du baby- boom, et l’aide américaine du plan Marshall permet de parer au plus pressé.
Dès 1945 et bien que la situation soit difficile, des mesures d’urgence sont prises : nationalisations de secteurs clés de l’économie (énergie, transport aérien, banques de dépôt, assurances) et de grandes entreprises (Renault), création de la Sécurité sociale, des comités d’entreprise et mise en œuvre d’une planification économique dont la responsabilité est confiée à Jean Monnet.
De Gaulle quitte le gouvernement en janvier 1946 n’étant plus soutenu par les forces politiques issues de la Résistance. Il faut ensuite deux assemblées constituantes élues au suffrage universel (le vote des femmes a été instauré en 1944) et trois référendums pour que soit enfin adoptée la Constitution de la IVe République, promulguée le 27 octobre 1946, qui institue une Assemblée nationale toute-puissante et un Président aux pouvoirs limités.
Aux divisions politiques internes s’ajoutent bientôt celles nées de la guerre froide et de la décolonisation. Malgré l’opposition des communistes, la France affirme son atlantisme et se range résolument dans le camp occidental. Par ailleurs, après la division de l’Allemagne, la France opte pour une politique d’entente avec la RFA qui sera à la base de la construction européenne.
La IVe République devra faire face à une grave crise engendrée par la décolonisation. Celle-ci commence en Indochine, d’où la France doit se retirer après huit années d’une guerre difficile. Pierre Mendès France, président du Conseil, met fin au conflit (accords de Genève, le 20 juillet 1954). Le Maroc et la Tunisie deviennent indépendants en 1956, tandis qu’une décolonisation pacifique s’amorce en Afrique noire. La décolonisation de l’Algérie, en revanche, donne lieu à un conflit qui durera de 1954 à 1962 et sera fatal à la IVe République.

La France depuis 1958


A la suite d’émeutes de Français d’Algérie, le 13 mai 1958 à Alger le général de Gaulle est appelé par le président de la République, René Coty, à assumer la direction du gouvernement. Il met en chantier l’élaboration du texte constitutionnel qui va organiser le nouveau mode de fonctionnement des institutions. La Constitution de la Ve République est adoptée par référendum le 28 septembre 1958. Elle accorde une place éminente au président de la République. De Gaulle est investi de cette fonction suprême par un collège de députés, sénateurs et élus locaux, le 21 décembre 1958.
C’est à partir de 1960 que les pays d’Afrique française accèdent à l’indépendance et vont garder avec la France des liens privilégiés. Les accords d’Evian approuvés massivement par un référendum le 8 avril 1962 mettent fin au conflit algérien en accordant l’indépendance à ce pays. Par ailleurs, de Gaulle fait adopter l’élection du chef de l’État au suffrage universel direct. Il est élu président le 19 décembre 1965.
La prospérité économique et l’assainissement monétaire permettent au général de Gaulle de mener une politique extérieure très active. Son but est d’affirmer l’indépendance et le rôle mondial de la France. Cependant, au cours des années soixante, les profondes mutations de l’économie française, ainsi que les changements sociologiques importants qu’enregistre le pays suscitent des inquiétudes et des aspirations sociales nouvelles. Les évènements de mai-juin 1968 catalysent ces revendications. Moins d’un an plus tard le général de Gaulle quitte définitivement le pouvoir.
Georges Pompidou lui succède (élection du 15 juin 1969). Après la mort prématurée de ce dernier, Valéry Giscard d’Estaing est élu président de la République, le 19 mai 1974. Le septennat de V. Giscard d’Estaing s’accomplit sur fond de changement économique radical, la forte croissance des Trente Glorieuses s’achève au milieu des années soixante-dix et la France entre dans une crise durable. D’importantes réformes sont cependant accomplies : majorité à dix-huit ans, autorisation de l’interruption volontaire de grossesse (IVG), fin de la censure au cinéma et dans l’audiovisuel.
Alors que la majorité au pouvoir connaît des dissensions politiques croissantes, l’opposition met en place, dans les années soixante-dix, une stratégie de conquête du pouvoir sous la direction de François Mitterrand, et, pour la première fois sous la Ve République, la gauche accède au pouvoir, avec l’élection de F. Mitterrand à la présidence de la République en mai 1981. Il est élu pour un second septennat en 1988. Ses deux septennats sont  marqués par un ensemble de mesures sociales. En 1995, Jacques Chirac est élu à la présidence de la République. Il est réélu en mai 2002 pour cinq ans.
La cohabitation a sans doute été la grande nouveauté politique de la période récente. Elle intervient quand le président de la République et le gouvernement issu de la majorité parlementaire appartiennent chacun à l’un des camps qui se partagent la vie politique en France

Géographie